Etude de la biodiversité des cours d’eau wallons et évaluation de leur qualité biologique par les bioindicateurs macrophytes

Khadija Sossey, chercheuse post-doc
Courriel: ksossey@ulg.ac.be

Semois_khadija

1. Contexte du projet

En Europe, la Directive 2000/60/CE du parlement européen et du conseil du 23 octobre 2000 (DCE) établit « un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau ». La DCE requiert, pour les états membres, d’évaluer la qualité des écosystèmes aquatiques au moyen d’indicateurs chimiques et biologiques, avec l’objectif d’atteindre un « bon état » chimique et écologique des masses d’eau (cours d’eau, lacs, estuaires, eaux côtières et souterraines) pour l’année 2015.

La présente directive-cadre poursuit plusieurs objectifs tels que la prévention et la réduction de la pollution, la promotion d’une utilisation durable de l’eau, la protection de l’environnement, l’amélioration de l’état des écosystèmes aquatiques et l’atténuation des effets des inondations et des sècheresses.

Dans un premier temps, les États membres doivent identifier et analyser les eaux européennes, recensées par bassin et par district hydrographiques. Ils adoptent ensuite des plans de gestion et des programmes de mesures adaptés à chaque masse d’eau.

La DCE aborde l’évaluation de la qualité écologique des eaux de surface en intégrant les qualités biologique, physico-chimique et hydro-morphologique.

Les différents indicateurs choisis pour établir la qualité biologique sont réputés, selon la littérature scientifique, être sensibles à des composantes différentes de l’environnement aquatique et offrir des réactions différentes aux pressions anthropiques qui pèsent sur celui-ci. Les principaux éléments considérés par les états membres sont : Poissons, Macro-invertébrées, Diatomées; Phytoplanctons et les macrophytes. Les macrophytes, végétaux visibles à l’œil nu, regroupant des plantes vasculaires hydrophytes et hélophytes, des bryophytes aquatiques ou supra-aquatiques et, par extension, des algues filamenteuses) sont fixées dans le milieu et sont représentatives de son état physico-chimique. Leur observation macroscopique aisée permet d’évaluer le qualité de ces écosystèmes.

ProjetMacrophytes

2. Objectifs du projet

Le travail s’inscrit dans le cadre de la Directive-Cadre Européenne sur l’eau (2000/60/CE) (DCE).

Financement: Service Public de Wallonie (SPW), Département de l’Etude du milieu naturel et agricole, Direction générale opérationnelle ‘Agriculture, Ressources naturelles et Environnement’ à Gembloux.

L’action du recherche s’inscrit dans une perspective de développement durable et vise le diagnostique de l’hydrobiologie des eaux douces à travers l’étude des peuplements biologiques.

Les principales activités de recherches s’articulent auteur des points suivants :

  • l’évaluation de la qualité écologique des eaux de surface par le biais des macrophytes (mousses, hépatiques, phanérogames; lichens et macro-algues,
  • l’étude de l’écologie des macrophytes : Analyse de la distribution géographique et des sensibilités écologiques des principales espèces macrophytiques,
  • l’analyse des déterminismes physiques et chimiques sur le fonctionnement écologique des cours d’eau,
  • l’analyse biotypologique des écosystèmes aquatiques: Définition d’une typologie floristique des cours d’eau wallons en relation avec la typologie hydro-morphologique définie pour la mise en Œuvre de la Directive Cadre européenne sur l’eau 2000/60/CE,
  • la définition des communautés macrophytiques caractéristiques des conditions de référence et celles des milieux perturbées,
  • la mise en place en place d’un protocole d’évaluation du potentiel écologique des réservoirs de barrage wallons sur base des macrophytes,
  • la contribution à la mise en place de mesures de gestion des cours d’eau et des réservoirs de barrage dans le respect de la biodiversité.