Recherche

Les activités de recherche au sein de l’unité EED se déclinent en deux groupes:

Activités du Groupe de Recherche en Agrométéorologie

Principal responsable de recherche

Bernard TYCHON

Objectif du Groupe de Recherche en Agrométéorologie

Comprendre le système sol-plante-atmosphère dans l’espace et dans le temps et contribuer à sa meilleure gestion

Résumé

Les thèmes étudiés dans ce groupe concernent la relation agriculture-environnement physique. Plus précisément, les principales activités sont liées aux besoins et exigences en eau, rayonnement et température des cultures et de leur agents pathogènes sous différentes latitudes pour pouvoir prévoir les niveaux de production agricole. Les recherches visent trois objectifs à travers l’utilisation de modèles sol-plante-atmosphère :

  • Quantifier l’impact des pratiques agricoles sur la qualité et le volume d’eau de surface et d’eau souterraine ;
  • Intégrer les paramètres environnementaux, en particulier les conditions météorologiques dans l’aide à la décision à travers toutes les étapes menant à la production agricole ;
  • Evaluer et exploiter au mieux le potentiel agrométéorologique dans les productions agricoles.

Les recherches de ce groupe ont notamment abouti à la mise en place d’outils de prévision de rendement des cultures dans plusieurs pays du monde (Belgique, Maroc, Ethiopie, Sénégal, Chine,…), à la conception d’un système d’avertissement opérationnel contre les maladies du blé (Belgique et Grand-duché de Luxembourg) et à la proposition d’outils de gestion intégrée de l’eau à usage agricole (Burkina Faso). Le Groupe a également contribué à la formation pour ces types d’outils notamment au Niger, au Pakistan, Bangladesh, Turquie, Afghanistan et en Arménie via des formations organisées pour le compte de la FAO.

Descriptif

Les activités du Groupe de recherche en Agrométéorologie se déclinent sous forme de 6 principales thématiques auxquelles nous nous consacrons en fonction des contrats de recherche et sujets de doctorat en cours. Il s’agit de :

  1. Bilan hydrique, suivi du stress hydrique des plantes et gestion équitable de l’eau à l’échelle de parcelles agricoles et bassins versants
  2. Prévision des rendements et productions agricoles principalement aux échelles régionales et nationales
  3. Suivi et prévision des maladies des cultures, principalement le blé
  4. Pollution diffuse agricoles et carbone organique des sols
  5. Contrôle et appui aux activités agri-environnementales
  6. Dégradation du milieu et désertification

La plupart des sujets sont traités en utilisant la modélisation mathématique, liant les conditions météo au développement et à la croissance des cultures, et la télédétection dont les progrès actuels renforcent sans cesse son intérêt pour les suivis en Agrométéorologie.

Activités du groupe GIREGIRE recherche

Principal responsable de recherche:
Dr. Francis ROSILLON, chef de travaux

Résumé

Depuis près de 20 ans, l’unité Eau et Environnement du département en Sciences et Gestion de l’Environnement de l’ULG-Campus d’Arlon, apporte sa contribution au développement et à l’analyse de méthodes de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) à l’échelle du bassin-versant au niveau local. Cette étude menée dans des différents contextes, vise à dégager des tendances de développement durable dans le domaine de l’eau.
Les activités de recherche s’appuient sur l’analyse des pratiques wallonnes et européennes et contribuent à une adaptation d’outils des gestion intégrée et participative dans les pays du Sud tout en mettant en évidence le caractère universel de telles pratiques.

Descriptif

La gestion intégrée des Ressources en Eau (GIRE) est devenue au fil des rencontres à l’échelle planétaire, un souci prioritaire partagé par la communauté internationale. Elle inspire les Etats et les collectivités locales à travers les politiques mises en œuvre.
La GIRE implique une démarche systémique et transdisciplinaire et un rapprochement d’opérateurs et de niveaux de pouvoirs et appelle à une mise en réseau des acteurs. Mais la GIRE s’appuie aussi sur un partage des savoirs auxquels les universités contribuent. Elle constitue de par nature, un domaine d’excellence où l’interdisciplinarité peut s’exprimer. Elle crée des espaces de dialogue et de gestion participative et réunit des conditions propices à la diffusion des connaissances.
L’unité eau, environnement et développement participe dans ce sens à des programmes de recherche-action tout en veillant à une interdisciplinarité la plus large possible entre divers types de savoirs scientifiques et coutumiers dans divers domaines (sciences de la nature, sciences appliquées, sciences humaines).

Les recherches menées s’inscrivent dans l’esprit de la GIRE tout en répondant aux conditions suivantes :

  • la prise en compte de l’ensemble des besoins, en évitant de négliger certains aspects non rationnels ;
  • l’acceptation des équipes à s’intégrer dans des réseaux existants mixtes, regroupant des universités, des bureaux d’expertise, des ONG, des institutions, … ;
  • la reconnaissance et la valorisation d’expertises locales et des savoirs traditionnels ;
  • un encrage avec le terrain et le souci de mener des recherches-actions au profit des usagers de l’eau et des collectivités ;
  • un effort de communication et de vulgarisation à la rencontre des acteurs de terrain ;
  • la participation à des interfaces où les milieux scientifiques s’engagent aux côtés des opérateurs en apportant leur contribution et leur aide à la prise de décision ;
  • le souci d’une meilleure efficacité des programmes mis en œuvre, l’analyse critique sous forme de méta analyse ;
  • des collaborations multilatérales tout en accentuant la coopération Sud-Sud.

Thématiques de recherche :

1. Etude de l’application des contrats de rivière en Région wallonne et en France et analyse des aspects transfrontaliers. L’unité a assuré de 1994 à 2009 la coordination de deux contrats de rivière en Wallonie et a initié un contrat transfrontalier entre la Belgique et la France. L’unité continue à intervenir dans la production de connaissances dans le domaine de la qualité des cours d’eau, l’analyse des paysages de fonds de vallée et développe des méthodes d’animation et de concertation entre acteurs. Elle met en exergue l’importance de ce genre d’outil à l’échelle locale dans la mise en œuvre de la Directive Cadre Eau.

2. Elaboration d’une méthode de gestion intégrée et participative de l’eau au niveau local à partir de la valorisation des recherches-actions et en référence aux modèles testés dans diverses circonstances, constitution d’une boîte à outils en vue d’une aide à l’organisation de la GIRE (voir figure 1). Il s’agit de mettre au point et de tester en grandeur réelle une méthodologie adaptée aux réalités socioculturelles et environnementales des pays du Sud. A ce jour, deux expériences pilotes sont menées : un premier contrat de rivière en Afrique de l’Ouest (Burkina Faso) et un « acuerdo social » au niveau de la rivière Tolomosa en Bolivie. Un projet d’adaptation de la démarche en République Démocratique du Congo est à l’étude.

3. Analyse contextuelle de la GIRE dans les pays du Sud : le cas de la GIRE en Haïti (analyse au niveau macro et méso à partir d’études de cas) et expertise en lien avec un programme GIRE en Algérie.

4. Amélioration des connaissances par la caractérisation des ressources en eau au-delà des approches sectorielles par le développement d’un système d’analyse et de diagnostic de la qualité des ressources en eau dans les pays du Sud en fonction des usages et des effets sur la santé des populations dans le cadre d’une approche Eco-santé.

5. Microbiologie des eaux à travers l’étude de la qualité bactériologique des eaux de surface en Région wallonne et des applications dans les pays du Sud (mise au point d’un réseau de mesure de qualité microbiologique des eaux au Burkina Faso, développement d’un système de désinfection de l’eau avec des extraits de plantes en RDC).

6. Capitalisation des recherches en tant que supports à un module de formation GIRE à l’intention des universités et des professionnels de l’eau. Il s’agit d’appréhender la gestion intégrée de l’eau à travers ses diverses dimensions en lien avec les problématiques locales du pays dans lequel est organisée la formation, de prendre connaissance et tester des méthodologies d’élaboration et de mise en œuvre de programmes de gestion intégrée et participative.
Cette formation est intégrée au programme du master en Sciences et Gestion de l’Environnement et du master complémentaire en Sciences et Gestion de l’Environnement dans les pays en développement. Elle a été organisée à 14 reprises dans les pays suivants : Brésil, Burkina Faso, Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Haïti, Algérie, Roumanie, France.